L'Ancrage Territorial dans la Vallée de l'Adour
« Fondée sous le régime de la Loi du 1er juillet 1901 et validée par arrêté préfectoral de la Sous-Préfecture de Mirande, la Saint-Hubert Riscloise a été conçue pour unir les propriétaires terriens, les exploitants agricoles et les usagers de la nature autour d'une gestion raisonnée et solidaire des espaces ruraux. »
— Registre Historique et Archives Municipales de Riscle
La commune de Riscle, carrefour historique situé à la confluence des coteaux du vignoble de Saint-Mont et de la plaine alluviale de l'Adour, bénéficie d'une biodiversité exceptionnellement riche. Dès la seconde moitié du XXe siècle, l'intensification des pratiques agricoles et les transformations sylvicoles ont fait émerger la nécessité d'une coordination rigoureuse pour éviter les déséquilibres faunistiques. C'est dans ce contexte d'intérêt général que les résidents et agriculteurs de Riscle ont constitué la ST HUBERT RISCLOISE.
L'enregistrement initial de l'association, consigné dans les registres officiels de la Sous-Préfecture de Mirande (Gers) sous le numéro RNA W323000238 et publié au Journal Officiel de la République Française, a scellé son engagement d'utilité publique. Depuis sa création, l'association a conservé une gouvernance entièrement bénévole, désintéressée et apolitique, garantissant que chaque décision opérationnelle serve l'équilibre agro-écologique du territoire.
Figure 2.1 — Assemblée des membres et concertation technique autour des plans parcellaires du territoire communal de Riscle.
Au fil des décennies, le rôle de la St Hubert Riscloise s'est profondément élargi. D'une mission première de régulation des prélèvements, l'association est devenue un acteur central de la conservation environnementale. Elle travaille de concert avec la Fédération Départementale des Chasseurs du Gers (FDC 32), la Chambre d'Agriculture du Gers et l'Office Français de la Biodiversité (OFB) pour mettre en œuvre des protocoles scientifiques de comptage nocturne, de suivi sanitaire des ongulés et de réhabilitation des haies bocagères.
En 2026, l'association poursuit avec vigueur son Plan d'action décennal pour la transition écologique, mobilisant plus de 80 bénévoles réguliers et encadrant 1 420 hectares de territoires cynégétiques sous conventionnement de gestion partagée.